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Histoire / Origine


Situation


Le quartier des Franciades est un vaste ensemble érigé dans les années 60-70 par les architectes Jean Balladur et Jean Duthilleul. Dans les années 90, ce centre commercial est devenu un pôle culturel avec l’ouverture de l’Opéra étoffé plus tard par d’autres organismes. Mais aujourd’hui Franciades-Opéra souffre d’une absence de stratégie commercial collective et d’un bâti peu attractif malgré une abondante présence d’équipements publics collectifs et  d’institutions.

Franciades-Opéra est le cœur du quartier Massy-Opéra, vaste ensemble érigé dans les années 60-70, qui s’est vu adjoindre dans les années 90 un pôle culturel de grande envergure avec l’ouverture de l’Opéra.

Classé aujourd’hui en Zone Urbaine Sensible, le quartier représente près de 40% de la population massicoise (18 000 habitants environ) et occupe une superficie de 116 hectares soit 12% du territoire.

La ZAC Franciades-Opéra se développe autour de la Place de France et du centre commercial des Franciades. La ZAC Franciades-Opéra s’étend sur près de 7,3 hectares. Elle est limitée à l’Ouest, par l’avenue Saint-Marc, à l’Est par l’avenue de France et la rue du Théâtre, au Sud, par la place des Italiens, l’allée Barbara et la rue du Théâtre et au Nord par le parc de la Corneille et la place des Néerlandais.

 

Franciades-Opéra est l’un des principaux pôles d’animation de la ville en raison de la présence de l’Opéra (40 000 spectateurs par an), d’un cinéma de 3 salles (100 000 visites par an), de la Caisse primaire d’assurance maladie, de la médiathèque Jean Cocteau (10 000 usagers) et du centre commercial qui a donné son nom au cœur de quartier. Ce quartier bénéficie d’équipements structurants : institut hospitalier, centre omnisports, Opéra mais également des équipements de proximité de qualité (écoles, crèches, maisons de quartier, poste…).

Le quartier est à proximité de deux gares importantes : celle des Baconnets (RER B) et la future gare Massy Opéra sur le réseau du Grand Paris.

Jean Balladur et Jean Duthilleul architectes des grands ensembles de Massy et Antony

Les grands ensembles souhaités par l’Etat au milieu des années 1950 pour répondre aux immenses besoins de logements et d’équipements ont été imaginés par plusieurs grands architectes français dont l’empreinte est aujourd’hui encore visible. Les grands ensembles d’Antony et Massy ont été imaginés par Jean Balladur et Jean Duthilleul qui chacun à leur façon ont marqué de leur style ces lieux de vie.

Jean Balladur, né à Smyrne (aujourd’hui Izmir, Turquie) en 1924, est décédé à Paris en juin 2002.
Après des études secondaires puis littéraires en khâgne, il interrompt ses études pour participer à la Résistance. À la Libération, il s’inscrit à l’École des beaux-arts, obtient son diplôme en 1954. Il suit parallèlement un court stage dans l’agence de Le Corbusier mais est d’abord séduit par l’esthétique des architectes du Bauhaus qui lui inspireront l’immeuble de la Caisse centrale de réassurance, rue de la Victoire (1955-1957), l’hôpital Claudius-Regaud, 26 rue d’Ulm (vers 1960-1962) à Paris. En 1963, il est nommé architecte en chef dans le cadre de l’aménagement du littoral Languedoc-Roussillon, notamment pour la station balnéaire de La Grande-Motte et Port Camargue. S’inspirant d’Oscar Niemeyer, il utilise toutes les possibilités plastiques du béton.

Jean Duthilleul, né en 1913 au Grand-Pressigny (Indre-et-Loire) est décédé en 2010 à l’âge de 96 ans. Architecte résolument moderne, il est l’un des concepteurs du premier grand ensemble de Massy-Antony et de son grand centre commercial à ciel ouvert, le plus grand jamais conçu à l’époque. Dans les années 1960, à la demande d’André Malraux il conçoit, associé au scénographe et architecte Pierre Sonrel de nombreuses maisons de la culture à Bourges, Amiens ou Orléans. Il utilise souvent la pierre massive, et l’acier là ou d’autres préfèreront le béton. C’est le cas de l’église Saint-Jean-Marie-Vianney à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) en 1961 ou des villas du jardin communautaire à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines). 

 

Un constat partagé : une centralité obsolescente 

L’animation de secteur Massy-Opéra est le résultat de la présence et de l’offre des activités économiques, des équipements publics collectifs et des institutions. Ces équipements sont souvent localisés en retrait des voies principales les rendant peu visibles et d’accès parfois compliqué.

La difficulté majeure est en effet l’accessibilité délicate du site et son organisation enclavée. L’absence d’ouvertures sur les voies importantes contraint à faire des détours et amoindrit l’activité, l’attractivité et le développement du quartier.  

Avec ses 90 magasins, le centre commercial des Franciades fut dans les années 1960 l’un des fleurons de l’industrie naissante des centres commerciaux en  France ; il est aujourd’hui vieillissant, entravé dans son renouvellement par son statut juridique. Le centre commercial tourne le dos à l’avenue Saint Marc, une des principales voies de desserte des immeubles. D’une manière générale, les locaux commerciaux présentent un état général moyen voire dégradé. Il souffre d’un vieillissement général et de dysfonctionnements dans son organisation spatiale.

Par ailleurs, le centre souffre de handicaps majeurs : absence de stratégie commerciale collective, bâti peu attractif.

Les espaces publics ne sont plus adaptés aux besoins quotidiens des habitants et favorisent les déplacements automobiles avec une offre de stationnement concentrée sur la place de France, au détriment des déplacements doux (piétons et vélos).

Le secteur souffre donc d’une desserte et d’une organisation « enclavées » ainsi que d’une image dépassée tant pour ses espaces publics que son équipement commercial.